Pour vous préparer à l’épreuve orale du bac (et aussi la dissertation à l’écrit), il est nécessaire que vous puissiez revoir rapidement les textes étudiés afin de pourvoir en faire le commentaire le plus efficace possible le jour de l’oral.
Pour ce faire, une des solutions est de « ficher » ces textes.
Les éléments qui doivent nécessairement apparaître sont les suivants :
Auteur et titre de l’extrait
Origine de l’extrait (titre de l’ouvrage dont il est issu et sa date de composition)
Contextualisation – attention, ne mentionner que les éléments pertinents pour la compréhension du passage :
éléments de biographie de l’auteur
éléments d’histoire
éléments d’histoire littéraire (mouvement[s] littéraire[s] au[x]quel[s] l’auteur se rattache ou est associé)
situation du texte dans l’œuvre (ce qui s’est produit avant et qui éclaire le passage étudié)
Structure du passage : les différentes sous-parties du texte
Explication de quelques éléments notables (vocabulaire, grammaire, style) de chaque passage susceptible d’éclairer le sens de chaque partie et de mettre en lumière le lien qui existe entre chacune.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, employer la fiche de révision suivante :
Phrase : Une phrase est un groupe de mots organisés les uns avec les autres qui a pour but de porter un sens. Elle commence par une majuscule et se termine par une ponctuation forte (point, point d’exclamation, point d’interrogation).
Proposition : Une proposition est un groupe de mots organisés autour d’un verbe conjugué. Il y a autant de propositions que de verbes conjugués dans la phrase.
Conjonctions de coordination : nature de mots invariables qui servent à relier deux propositions. Les conjonctions de coordinations les plus fréquentes sont : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
Conjonctions de subordination : nature de mots invariables qui servent à relier deux propositions en plaçant une des deux sous la dépendance de l’autre (la proposition subordonnée est incompréhensible sans la principale). Les conjonctions de subordination les plus fréquentes sont : parce que, puisque, de sorte/pour/afin que, comme, si.
Pronoms relatifs : nature de mots variables qui remplacent, dans une proposition subordonnée relative, un mot (antécédent) de la proposition principale. Les pronoms relatifs les plus fréquents sont : qui, que, quoi, dont, où, auquel, à laquelle, duquel, de laquelle, auxquels, desquels.
Les différents types de propositions. Chaque type de proposition peut se définir de deux façons, un « théorème » et sa « réciproque ».
Proposition indépendante :
On appelle proposition indépendante une proposition centrée autour d’un seul verbe conjugué.
Si une proposition n’a qu’un seul verbe conjugué alors c’est une proposition indépendante.
Propositions juxtaposées :
On appelle propositions juxtaposées deux (ou plus) propositions séparées par une ponctuation faible (virgule, point-virgule, deux-points).
Si deux (ou plus) propositions sont séparées par une ponctuation faible (virgule, point-virgule, deux-points) alors ce sont des propositions juxtaposées.
Propositions coordonnées :
On appelle propositions coordonnées deux (ou plus) propositions séparées par une conjonction de coordination.
Si deux (ou plus) propositions sont séparées par une conjonction de coordination alors ce sont des propositions coordonnées.
Propositions subordonnées :
On appelle propositions subordonnées deux (ou plus) propositions séparées par une conjonction de subordination ou un pronom relatif.
Si deux (ou plus) propositions sont séparées par une conjonction de subordination ou un pronom relatif alors ce sont des propositions subordonnées.
Exercice : Lisez le texte des lignes 555 à 592 de l’essai « Des Coches » de Montaigne (de « En suivant les côtes » jusqu’à « ces peuples en enfance » – dans l’édition sur laquelle nous étudions le texte). Relevez ensuite :
Une proposition indépendante
Deux propositions juxtaposées
Deux propositions coordonnées
Deux propositions subordonnées
Puis, transformer les propositions juxtaposées en propositions coordonnées et ensuite subordonnées.